2012 : DÉDICACE de Jocelyne Saucier pour Narges Mohammadi (Iran)
   

À Narges Mohammadi,

L‘espoir est le ferment de tous les combats. Il marque le pas de l‘humanité en marche vers un monde meilleur.

Votre combat est admirable et nécessaire. Il est suivi, de près et de loin, par tous ceux qui espèrent un monde meilleur.

Il y a de par le monde des voix qui s‘élèvent et qui demandent votre libération, qui réclament la libre circulation des idées, l‘accès à des élections libres, des droits démocratiques pour tous les humains de la terre, qui se dressent contre la lapidation des femmes, le mariage forcé des petites filles, les mains coupées, qui refusent qu‘on affame des peuples, qu‘on enrégimente des enfants, qu‘on étouffe les voix de l‘espoir, qu‘on les emprisonne, qu‘on ne nous laisse rien à espérer ni pour le présent ni pour l‘avenir.

Il y a des voix qui portent l‘espoir, comme vous, pour vous.

Nous entendez-vous ?

Liberté ! Justice ! Libérez les prisonniers politiques ! Libérez Narges Mohammadi !

Jocelyne Saucier





 
  Jocelyne Saucier
(Québec)
    Narges Mohammadi
(Iran)
 
 

Photo: © Cyclopes

Écrivaine québécoise
Jocelyne Saucier est née au Nouveau-Brunswick et habite en Abitibi. Elle a fait des études en sciences politiques, du journalisme et publié quatre romans, tous chez XYZ éditeur : La vie comme une image, Les héritiers de la mine, Jeanne sur les routes et Il pleuvait des oiseaux. Ce dernier lui a valu un chaleureux accueil tant critique que public ainsi que le Prix des cinq continents, le Prix des collégiens et le Prix des lecteurs de Radio-Canada.

 

 

 

Narges Mohammadi est une journaliste iranienne, porte-parole du Centre de défense des droits humains. Son travail a été primé dans plusieurs pays. Elle a co-fondé le Comité pour la fin des exécutions de mineurs, le Conseil national pour la paix qui vise à apaiser les tensions internationales suscitées par la politique nucléaire de l‘Iran, et le Comité pour la défense des élections libres, saines et équitables.

Le 22 avril 2012, elle a été arrêtée à Zanjan puis transférée à la prison d‘Evin à Téhéran sous le contrôle du ministère des Renseignements.

Mère de jumeaux en bas âge, elle souffre d‘une pathologie exacerbée par le stress. En 2011, elle avait été condamnée (puis relaxée) pour « rassemblement et collusion en vue de commettre des infractions compromettant la sécurité nationale » et « propagande contre le régime ». Depuis 2009, son passeport a été confisqué et elle est interdite de voyage à l'étranger.

Source : Amnistie internationale