2010 : DÉDICACE de Jean-Jacques Pelletier pour Abdel Kareem Nabil Suleiman ou Kareem Amer (Égypte)
   

À Abdel Kareem Nabil Suleiman Amer

qui a choisi de bloguer librement et qui à refusé de renier ses opinions malgré des menaces d’emprisonnement.

Dénoncer la répression politique, l’extrémisme religieux et la discrimination contre les femmes; défendre la liberté de pensée, revendiquer la préservation d’un espace civil laïc, réclamer que l’éducation cesse d’être utilisée pour fanatiser une partie de la jeunesse… tout cela demande du courage. Surtout quand le poids des mots se mesure à l’aune de la répression à laquelle s’expose leur auteur.

Je vous dédie ce roman qui, à sa modeste façon, met en scène les logiques du pouvoir, d’intérêts et d’exploitation qui ravagent notre planète, toutes les nations et toutes civilisations confoundues, et dont nous sommes trop souvent solidaires par notre passivité.

très cordialement,

Jean-Jacques Pelletier





 
  Jean-Jacques Pelletier
(Québec)
    Abdel Kareem Nabil Suleiman ou Kareem Amer
(Égypte)
 
 


Résidant à Lévis, détenteur d'une maîtrise en philosophie, Jean-Jacques Pelletier  a enseigné la philosophie de 1970 à 2004. Il a également participé à plusieurs reprises, à titre de représentant syndical, aux négociations du secteur public.

Attentifs à l’univers des médias, des arts et de l’informatique, les romans de Jean-Jacques Pelletier mettent en scène des intrigues internationales qui mettent en lumière différentes formes de manipulation et d’exploitation; les multiples manifestations des logiques de pouvoir de même que  l’embrigadement idéologique font également partie des thèmes récurrents de l’auteur.  Cette orientation est particulièrement sensible dans le cycle des «Gestionnaires de l'apocalypse», dont La Chair disparue, L'Argent du monde, Le Bien des autres et La Faim de la Terre constituent les quatre volets.

Des nouvelles fantastiques, une chronique épisodique dans la revue Alibis (La réalité, c'est pire), des articles sur la littérature et son rapport à la société, une novella sur  le phénomène de la radio trash ainsi qu’une réflexion sur sa propre écriture (Écrire pour inquiéter et pour construire) illustrent les multiples facettes de son travail.

 

 


Jeune blogeur
En 2006, Kareem Amer a été emprisonné pour avoir critiqué le Président Moubarak et l’Islam. Sa situation a touché plusieurs organismes de droits humains, ainsi que de nombreux Égyptiens qui, même s’ils n’approuvent pas tout ce qu’il a pu écrire, ont décidé de dénoncer cette injustice et de le soutenir. Kareem Amer a reçu le Prix Hugo Young pour son engagement exceptionnel envers la liberté d’expression. En 2004, le Président Moubarak avait officiellement annoncé au Président du Syndicat des journalistes égyptiens qu’il « s’engageait à mettre fin à la possibilité de prononcer des peines de prison à l’encontre des professionnels des médias poursuivis dans le cadre de leur profession ». Pourtant, Kareem Amer est détenu depuis le 6 novembre 2006 dans la prison de Borg El-Arab. Il a été condamné en 2007 à trois ans d’emprisonnement pour avoir « incité à la haine de l’islam » et à un an pour avoir insulté le président égyptien sur son blog.