2012 : DÉDICACE de Pauline Gill pour Nasrin Soutadeh (Iran)
   

Chère Nasrin Soutadeh

Un grand sentiment d’indignation m’habite à la lecture des injustices dont vous êtes l’objet, vous, une si grande militante des droits de l’être humain.

J’imagine à peine la douleur que vous infligent la séparation d’avec vos enfants et l’usurpation de vos droits tant sur le plan professionnel que social.

Moi-même écrivaine et auteure d’œuvres dédiées à nos pionnières jadis condamnées à l’anonymat, je me porte solidaire de vos combats. Que du Québec, nos voix soient entendues pour que vous puissiez retrouver votre liberté, retourner auprès de vos enfants et poursuivre votre engagement à défendre votre droit à la liberté d’expression. Que vous demeuriez dans nos mémoires collectives pour soutenir tous les militants de la terre dans leurs luttes pour la justice sociale.

Je souhaite que l’audace et la détermination de mon héroïne vous soient d’un grand support dans vos combats pour la justice et la liberté.

De tout cœur,

Pauline Gill






 
  Pauline Gill
(Québec)
    Nasrin Soutadeh
(Iran)
 
 

Photo: © Mathieu Rivard

Écrivaine québécoise
Pauline Gill
, native de la Côte-du-Sud, cadette d’une famille de onze enfants, habite la Montérégie depuis 1973. Elle a exercé son métier d’enseignante du niveau maternel jusqu’au collégial, à l’éducation permanente et à l’Université du troisième âge. De formation universitaire, elle fut chercheure à l’emploi de l’INRS pour la publication des Histoires Régionales, Déléguée du Québec et conférencière au Salon du livre de Bordeaux, Ambassadrice des fêtes du 125ème de la fondation de la ville de Maisonneuve, fondatrice d’une école privée de niveau maternel et pré-maternel. Auteure de dix-sept publications, les romans historiques de Pauline Gill connaissent un franc succès.

 

 



Nasrin Soutadeh est une écrivaine, journaliste et avocate des droits de l’homme, surtout du droit des femmes et des enfants. Mère de deux enfants, elle a été arrêtée le 4 septembre 2010 pour « propagande contre l’état », « action contre la sécurité nationale » et « violation du code vestimentaire islamique (hijab) » dans un discours filmé. Tous ses documents personnels ont été saisis. Elle a aussi été poursuivie pour ses entrevues accordées à des médias étrangers sur les élections présidentielles de juin 2009, pour conspiration qui trouble l’ordre de l’état ainsi que pour coopération avec l’association de la défense des droits humains.

Initialement condamnée à onze ans d’emprisonnement le 9 janvier 2010, elle a vu sa peine réduite à six ans suite à un appel en septembre 2011. Lors du même appel, elle a vu son interdiction de pratiquer le droit pendant vingt ans réduite de moitié.

Source : Amnistie internationale