2007 : DÉDICACE DU LIVRE, Le petit diable qui reste dessus le soleil
   

La vérité

La vérité, c'est une plante vivace
Qui pousse obstinément
Dans les craques
De nos murs de pierre
La vérité, c'est une mauvaise herbe
Qui pousse abondamment
Dans les terres stériles
De ceux qui nous trompent
La vérité, c'est un cactus
Qui pousse patiemment
Dans les déserts reculés
De l'humanité
La vérité, c'est une fleur
Qui de son parfum
Embaume et terrorise
Les jardins des hypocrites

Florian Levesque
6 juillet 2007
Balmoral (Acadie)




    Florian Levesque     Lydia Cacho Ribiero (Mexique)
 
 


Florian Levesque, c'est une bête politique qui est née à McKendrick, en plein nord de l'Acadie et qui demeure présentement à Balmoral, village situé tout près de la Baie-des-Chaleurs. Il est surtout connu pour son personnage de Monsieur Flo, conteur pour enfants qui a présenté des spectacles à travers le Canada, en Suisse, en Belgique, en France et aux États-Unis. Florian Levesque a publié plusieurs albums jeunesse. Il a aussi à son actif un CD intitulé Une originale histoire de l'Acadie qui propose un conte musical pour les enfants. Florian Levesque est aussi connu pour son engagement politique en Acadie. Son écriture l'amène souvent à articuler les mots qui tranchent les mensonges des profiteurs de misère. Il écrit dans la Voix du Restigouche (région de la Baie-des-Chaleurs) un article hebdomadaire sur les questions environnementales, une cause qui lui tient à coeur et qui l'inspire. L'auteur a écrit des scénarios pour la radio, des pièces de théâtre et de la poésie tout en continuant ses activités de communications pour divers groupes et organismes. Voici les livres illustrés pour enfants que Monsieur Flo (Florian Levesque) signe : Une bonne étoile, Le petit diable qui reste dessus le soleil, Le vélo magique de Léotitoro, Vanessa ti-geddap ha-ha et le petit bonhomme de la grange, dans la série le Cirque farfelu, quatre titres dont, Je suis unique, Je ne suis pas si différent, J'essaie et je progresse et Je n'abandonne pas.

 


Le 7 mai, Lydia Cacho Ribiero a échappé de peu à un accident potentiellement mortel, à Mexico, à bord d'une voiture qui avait manifestement été sabotée. La défenseure des droits humains n'a toutefois pas été blessée mais ses activités de journaliste lui ont valu d'être la cible de multiples manoeuvres de harcèlement et menaces. Lydia Cacho Ribeiro a enquêté, à partir d'octobre 2003, sur un réseau de pornographie infantile, dirigé par un chef d'entreprise mexicain d'origine libanaise, Jean Succar Kuri. De son enquête, la journaliste a tiré un livre intitulé « Les démons de l'Éden », paru en 2004, dans lequel elle révèle les connexions entre ce réseau pédophile et certains fonctionnaires, politiciens, entrepreneurs et autres trafiquants de drogue. Cité dans l'ouvrage, José Camel Nacif, magnat du textile dans l'État de Puebla, avait porté plainte contre elle pour « diffamation » et « calomnie ». Lydia Cacho Ribiero a été appréhendée à Cancún en décembre 2005 et conduite à Puebla afin de répondre à ces accusations. À son arrivée, elle a été détenue plusieurs heures, avant d'être libérée sous caution en attendant le procès. Le 14 février 2006, les médias ont mis la main sur des enregistrements de conversations téléphoniques entre des hauts responsables de Puebla, dont le gouverneur, et un important homme d'affaires, selon certaines sources. Dans l'une de ces conversations, enregistrée fin 2005, le gouverneur acceptait d'organiser l'arrestation de Lydia Cacho. Cet enregistrement a fait scandale, en révélant que certains hauts responsables avaient manifestement commis des actes illégaux, et a renforcé les inquiétudes pesant sur la sécurité de Lydia Cacho. La Cour suprême du Mexique a ouvert une enquête sur les violations présumées des droits constitutionnels de Lydia Cacho. En avril, elle s'est exprimée devant l'Assemblée générale annuelle de la section américaine d'Amnistie internationale et a reçu un prix en reconnaissance de son action en faveur des droits humains. Lydia Cacho Ribeiro est une journaliste d'investigation et une militante active des droits des femmes et des droits de l'enfant. Elle est collaboratrice du quotidien La Voz del Caribe à Cancún (Est). Elle est aussi directrice et fondatrice du Centre intégral d'assistance aux femmes (CIAM). Son travail et son engagement dérangent dans certains milieux politiques et économiques et lui ont déjà valu de nombreuses menaces de mort. Depuis que la tentative d'assassinat présumée a été portée à la connaissance du public, des fonctionnaires de Puebla s'efforcent de la discréditer.