2002 : DÉDICACE DU LIVRE, L'AIGLE DES PROFONDEURS
   

Chère Ngawang Sangdrol,

Tashi deleg !

Voici un livre qui, à sa fa­on, parle dÍemprisonnement et de libération.

Votre jeune courage vous mérite une juste renommée, vos chansons incitent à une profonde réflexion, quand, de votre prison, vous souhaitez que nul être ne souffre autant que vous.

Inspirez-nous à penser ainsi quand nous avons mal. Alors le ciel bleu du Tibet et la compassion qui est vôtre deviendront cause de libération et de joie dans le monde entier !

Vôtre dans le dharma,

Esther Rochon




    Esther Rochon     Ngawang Sangdrol (Tibet)
 
 


Romancière, Esther Rochon détient une maîtrise en mathématiques. Membre fondateur de la revue de science-fiction québécoise Imagine..., elle fait également partie du collectif de rédaction de la revue XYZ et collabore à plusieurs revues dont Solaris, Fiction, La Nouvelle Barre du jour, Canadian Woman Studies / les Cahiers de la femme, ainsi qu'à quelques ouvrages collectifs. Bouddhiste depuis 1980, Esther Rochon a voyagé en Europe, en Inde et au Tibet. Elle s'occupe activement du Centre Shambhala de Montréal et y donne des cours. Elle poursuit actuellement la rédaction des Chroniques Infernales, dont quatre volumes ont déjà paru. En 1986 et 1987,Esther Rochon a reçu le Prix Boréal du meilleur roman de science-fiction pour L'Épuisement du soleil et Coquillage, ainsi qu'une mention spéciale au Prix de littérature de jeunesse du Conseil des arts du Canada pour L'Étranger sous la ville. Elle a été récompensée par le Grand Prix Logidisque de la science-fiction et du fantastique québécois 1987, et elle a également remporté le Grand Prix de la science-fiction et du fantastique québécois à quatre reprises : en 1986 et 1987 pour l'ensemble des textes qu'elle a publiés durant cette période, en 1991 pour L'Espace du diamant et, en 2000, pour Or. Esther Rochon est membre de l'Union des écrivaines et des écrivains québécois.

Source : L'Infocentre littéraire des écrivains - www.litterature.org

Pour en savoir plus

 

 

 


Ngawang Sangdrol est une jeune religieuse bouddhiste née en 1977. Arrêtée une première fois à l'âge de treize ans pour avoir manifesté en faveur de l'indépendance du Tibet, on lui interdira de rejoindre son monastère après sa libération, au bout de neuf mois d'emprisonnement.

Elle est condamnée une seconde fois en 1992 pour une manifestation du même type, et écope de trois ans d'emprisonnement. Sa peine est prolongée de six ans l'année suivante, alors qu'elle-même et treize autres religieuses emprisonnées sont accusées d'avoir composé et enregistré des chansons pro-indépendance à l'intérieur de l'enceinte de la prison, chants poétiques non-violents qui nous sont parvenus, car ils étaient destinés à ceux qui soutiennent sa cause.

Huit années supplémentaires sont ajoutées en cours dÍincarcération pour des actes de désobéissances mineurs. Incarcérée à la prison de Drapchi, elle a été à plusieurs reprises victime de mauvais traitements et de torture. Son histoire et sa détermination font dÍelle un symbole de la lutte non-violente du peuple tibétain. Elle a finalement été libérée en octobre 2002, après plus de dix années dÍemprisonnement pour avoir manifesté pacifiquement et écrit des chansons.