2013 : DÉDICACE du livre de Pierre Ouellet pour Akram Aylisi (Azerbaïdjan)
   

 

À Akram Aylisi,

pour qui la littérature donne asile aux peuples sans abris, aux âmes exilées, aux êtres exclus, que la parole inclusive du poème et du roman libère et protège du même coup, ce Portrait de dos d’une humanité en miniature, où l’on entend la langue de l’innocence la plus nue, parlée en chœur avec l’accent de la plus haute tolérance, les modulations du chant le plus perçant, la force de l’air libre dont nos poumons ont un urgent besoin pour pouvoir « souffler »… en ce monde où tout nous pousse à l’asphyxie.

Avec la solidarité des souffleurs de vérité, d’équité, de liberté, qui ne connaissent aucune frontière où l’air s’arrête, ce « livre comme l’air » offert avec mes sentiments les plus fraternels, ma plus haute sollicitude et ma plus grande complicité,

Pierre Ouellet






 
  Pierre Ouellet
(Québec)

   

Akram Aylisi
(Azerbaïdjan)

 
 

© Alexis K. Laflamme


Pierre Ouellet, né à Québec en 1950, a publié une quarantaine de livres. Il a reçu entre autres le prix du Gouverneur général à deux reprises, pour À force de voir et Hors-temps, le prix Spirale pour Où suis-je ?, le prix du Festival international de poésie de Trois-Rivières pour Dépositions et le prix Ringuet de l’Académie des lettres du Québec pour Légende dorée. Membre de la Société Royale du Canada et de l’Académie des lettres du Québec, il est titulaire de la chaire de recherche du Canada en esthétique et poétique à l’UQAM et directeur de la revue Les écrits. Il fera paraître prochainement un nouveau roman, Portrait de dos, un livre de poésie, Ruées, et un essai, De l’air.

 

 

Écrivain, dramaturge, traducteur, ancien parlementaire, âgé de 75 ans, il a reçu de nombreux prix littéraires. Il est persécuté depuis la publication (en Russie) en 2012 d’un roman dont le thème est la réconciliation entre les Azéris et leurs voisins Arméniens ; il rappelle le passé trouble des Azéris lors de pogroms anti-arméniens. En janvier 2013, ses livres et ses portraits sont brûlés, il est harcelé et des manifestations contre lui sont diffusées par la télévision publique comme « punition méritée » ; il est destitué de ses titres et honneurs ; on le taxe d’infidèle, on lui cherche des filiations arméniennes.