2006 : DÉDICACE DU LIVRE, Et si c'était ça, le bonheur?
   


Pour Lydia Cacho Ribeiro quelque part là-bas!

Le bonheur, on ne peut le saisir, il a des ailes.

La liberté, on devrait la posséder, elle donne des ailes.

IL N'EST POINT DE BONHEUR SANS LIBERTÉ.

Tendrement, Francine Ruel





    Francine Ruel     Lydia Cacho Ribeiro (Mexique)
 
 


Dramaturge, romancière et scénariste, Francine Ruel fait ses études au Conservatoire d'art dramatique de Québec de 1966 à 1969, où elle obtient un premier Prix avec grande distinction en comédie moderne, de même qu'un deuxième prix en comédie classique. Elle est alors récipiendaire du Prix Jean-Valcourt et reçoit une bourse grâce à laquelle elle séjourne en France, en Suisse et en Italie de 1969 à 1970. À son retour au Québec, elle se joint à la cellule d'improvisation de rue Le Théâtre Euh, pour laquelle elle écrit et joue plusieurs créations de 1970 à 1972, dont Les Clowns et Quand le Matriarcat fait des petits. Elle fait également partie de plusieurs création pour adultes au Théâtre du Trident à Québec, dont La Vie exemplaire d'Alcide 1er d'André Ricard, ainsi que des pièces pour enfants, notamment Le cirque Badaboum I et II. En 1973, elle s'installe à Montréal où son travail se partage désormais entre le jeu, l'improvisation, l'écriture dramatique et l'enseignement.

Francine Ruel a été récipiendaire du prix décerné lors du Festival de Strasbourg en 1991 et lors du Festival d'Avignon Off pour Le Dernier Quatuor d'un homme sourd. En 1993, elle a reçu un Gémeau pour la meilleure interprétation dans un rôle de soutien pour Scoop III. Elle est membre de l'Union des écrivaines et des écrivains québécois.

Source : L'Infocentre littéraire des écrivains - www.litterature.org

Pour en savoir plus

 


Journaliste pour plusieurs quotidiens dont La Voz del Caribe à Cancún, écrivaine et présidente du Centre d'assistance pour les femmes, Lydia Cacho se trouve présentement au centre d'un procès dont les enjeux politiques et criminels ont soulevé le pays entier. En effet, après la parution de son livre Les démons de l'Éden où elle démontrait irréfutablement l'implication de plusieurs hommes d'affaires mexicains influents dans un réseau de pédophilie, Lydia Cacho fut appréhendée et transférée dans la province de Puebla. Elle est alors poursuivie en diffamation, à la suite d'une plainte d'un magna du textile, Jose Camel Nacif, nommé dans l'ouvrage de la journaliste. En échange d'une caution de 10 000$, Lydia Cacho a pu retourner chez elle après 24 heures d'emprisonnement. La publication d'entretiens téléphoniques entre Jose Camel Nacif et plusieurs hommes influents, a révélé l'existence d'une conspiration pour réduire au silence la journaliste. Le procès de Lydia Cacho est toujours en cours et, si elle est reconnue coupable, elle pourrait faire face à une sentence d'emprisonnement de quatre ans. Elle a cependant obtenu que son procès ne soit pas tenu dans la province de Puebla, à cause des liens suspectés entre le plaidant et le gouverneur de la province, mais au Quintana Roo où elle travaille et où elle a le support de la population.

Sources : Amnistie internationale et Reporters sans frontières

Traduction : Dominique Rioux

Révision : Andrée Dahan