2016 : DÉDICACE de Marie-Andrée Clermont pour Fatemeh Ekhtesari et Mehdi Moosavi (Iran)
   

 

D’amour et d’eau trouble

À Fatemeh Ekhtesari et Mehdi Moosavi –
Il me semble approprié de vous dédicacer ce livre que j’ai écrit pour dénoncer la violence, car ce qui vous arrive me bouleverse infiniment. C’est avec ma plume que je cherche à faire changer les choses… en criant ma révolte, en jetant ma petite goutte dans l’océan de protestations soulevées par ce que vous subissez, en rêvant au jour où nous vivrons tous la grande égalité universelle, dans un monde de paix, de justice et de fraternité.
Et en vous offrant, très sincèrement, mon amitié.

Marie-Andrée Clermont
Octobre 2016

 





 
  Marie-Andrée Clermont
(Québec)
    Fatemeh Ekhtesari et Mehdi Moussavi
(Iran)
 
 

© Collection personnelle


Détentrice d’un bac en traduction de l’UdM, écrivaine et traductrice, Marie-Andrée Clermont a signé trente récits destinés aux adolescents. Dans les années 1990 et 2000, elle a dirigé les collections Faubourg St-Rock et Deux Solitudes jeunesse aux Éditions Pierre Tisseyre. Elle a orchestré l’écriture de plusieurs collectifs de l’AEQJ. Toujours en quête d’authenticité, ses personnages illustrent l’effervescence de la condition humaine. Elle a fait des tournées de rencontres d’un océan à l’autre et travaillé à l’élaboration de quatre romans collectifs. Elle se partage aujourd’hui entre activités familiales, création et traduction, et s’occupe de programmation pour l’Université du troisième âge des Laurentides.

 




Les poètes iraniens Fatemeh Ekhtesari et Mehdi Moussavi sont deux figures de proue du Ghazal, un mouvement poétique qui tend à faire revivre les sonnets persans traditionnels. Ces deux médecins ont été arrêtés à leur retour d’Europe en décembre 2013, accusés de propagande contre l’État et de relations interdites avec l’autre sexe. Libérés sous caution en janvier 2013, ils ont été condamnés en octobre 2015 à recevoir chacun 99 coups de fouet. De plus, Fatemeh Ekhtesari a reçu une peine d’emprisonnement de onze ans et demi, alors que celle de Moosavi est de neuf ans. Ils se sont échappés d’Iran en janvier 2016, mais craignent toujours pour leur sécurité.