2002 : DÉDICACE DU LIVRE, KIDNAPPÉ PAR LA POLICE
   

Cher docteur,

Sachez que partout dans le monde nous savons que vous êtes emprisonné dans des conditions déplorables pour des raisons inacceptables.

Nous apprécions cette bravoure qui vous permet de dire la vérité que votre gouvernement ne veut pas entendre.

Notre monde a grand besoin de savants comme vous qui dévoilent les conséquences de l'imprudence de tous ceux là qui n'hésitent pas à s'engager tête baissée dans les nouvelles technologies avant d'en avoir mesuré toutes les conséquences.

Soyez donc assuré, cher docteur Bandazhevski, que j'appuie votre combat pour la vérité et que je réclame haut et fort votre libération.

Acceptez ce livre d'un auteur pacifiste horrifié par la guerre qui n'ose comparer son action à la vôtre, mais qui n'en a pas moins été emprisonné, dans un de ces pays qu'on dit démocratiques, parce qu'il avait tendance à élever trop souvent la voix.

Serge Mongeau




    Serge Mongeau     Youri Bandazhevski (Biélorussie)
 
 


Essayiste, Serge Mongeau étudie la médecine à l'Université de Montréal. Il est omnipraticien pendant deux ans. Il étudie également en organisation communautaire à l'Université de Montréal et en sciences politiques à l'Université de Santiago au Chili. Il est membre fondateur de l'Institut pour une écosociété et membre du comité de gestion des Éditions Écosociété, du comité de coordination de Nos impôts pour la paix, des Ami-e-s de la terre de l'île d'Orléans et de l'Union des écrivaines et des écrivains québécois.

Source : L'Infocentre littéraire des écrivains - www.litterature.org

Pour en savoir plus

 


Le professeur Youri Bandazhevski est reconnu pour ses travaux sur les conséquences des retombées radioactives ayant suivi la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. Il est directeur de l'Institut Médical de Gomel, institut d'état situé à quelques kilomètres des territoires contaminés et spécialisé dans les traitements à apporter aux victimes des radiations.

Arrêté en juillet 1999 sous couvert d'une loi anti-terroriste puis accusé faussement de corruption, la cour le condamne le 19 juin 2001 à 8 ans d'emprisonnement. Avant son arrestation, il aurait à plusieurs reprises critiqué la politique biélorusse dans le dossier Tchernobyl, dénonçant les lacunes de la politique sanitaire de l'état et les programmes de réinsertion des populations sur des terres contaminées.

Ses conditions de détention se seraient nettement améliorées depuis juin 2002, alors que des ouvertures au sujet d'une éventuelle révision de son procès lui auraient été faites par les autorités, en échange de l'abandon de la médiatisation internationale de sa cause. La libération de Bandazhevski est l'une des conditions fixées par les négociateurs européens en vue d'une éventuelle accession du pays à l'Union Européenne.