2012 : DÉDICACE de Peter Dubé pour Abdulhadi Al-Khawaja (Bahrain)
   

To Abdulhadi Al-Khawaja,

I write to you today with deep respect and gratitude for your service to the always-imperilled cause of freedom, and with the hope that these words will provide you some solace in the isolation in which you are held.

With my message I also offer you, one who has known struggle, this narrative of questions, of the imagination and – in its way, too – of resistance, as a sign of my solidarity. So long as I may continue to speak and write freely, that solidarity will ensure I do so out of love for, and in defense of, the liberty for which you have so valiantly fought, and of which the great Paul Eluard wrote:

On all tuned flesh
On the foreheads of my friends
On each hand outstretched
I write your name.

Abdulhadi Al-Khawaja, I salute you and am honoured to add my voice to the call for your final, and just, liberation.

Yours very truly,

Peter Dubé






 
  Peter Dubé
(Québec)
   

Abdulhadi Al-Khawaja
(Bahrain)

 
 

Photo: © Paul Litherland


Peter Dubé est l’auteur de quatre oeuvres de fiction : Hovering World (DC Books 2002); At the Bottom of the Sky, (DC Books, 2007); Subtle Bodies (Lethe Press, 2010) et The City’s Gates (Cormorant Books, 2012). Il a dirigé les anthologies Madder Love: Queer Men and the Precincts of Surrealism (Rebel Satori, 2008), Best Gay Stories 2011 et Best Gay Stories 2012 (Lethe Press). Il publie régulièrement des critiques de livres et d’arts visuels (Espace Sculpture, ESSE, Ashé Journal et Spirale), en plus d’essais pour les galeries dont SKOL, Mercer Union et la Galerie Leonard et Bina Ellen de l’Université Concordia. Il vit à Montréal.[www.peterdube.com].

 

 




Abdulhadi Al-Khawaja est un blogueur du Bahraïn qui défend les droits humains. Arrêté en juin 2011, on l’a accusé.de conspiration pour renverser le gouvernement. Favorable à des réformes politiques et dénonciateur des abus et des violations des droits humains, il a été condamné à prison à perpétuité. Plusieurs allégations stipulent qu’il a été torturé avant son procès. Le procès n’a d’ailleurs pas atteint les lois standards de la justice et aucune investigation à propos de cette torture n’a eu lieu. Il a interjeté appel en avril 2012.

Il avait amorcé une grève de la faim le 8 février 2012, et ce, jusqu’à sa libération ou sa mort. Il n’a pu recevoir une première visite de sa femme qu’en avril dernier. Elle a affirmé que son époux avait été nourri de force par les autorités, qui le nient, et que son état de santé est critique.

Source : Amnistie internationale