2011 : DÉDICACE de Katia Grubisic pour Ahmad Zeidabadi (Iran)
   


Cher Ahmad,

Oscar Wilde, himself no stranger to persecution in his time, wrote, « A map of the world that does not include Utopia is not worth even glancing at. »

We are all of us always dreaming what could be, and trying to call into being what should be. As journalists, our utopias are often etched as negative space, by pointing out what should not be. As poets, by creating absences, we invite what might fill them: those things - love, liberty, what our imaginary countries might look like - we hold most dear.

I cannot fathom what your days must be like, though we who exercise our freedom of speech every day know our privilege. Imprisonment, disappearances, torture - humanity’s darker bents are frequent, and closer to home than we would care to admit. We know our privilege, and we know of the voices that, while quelled, are never silenced.

Il n’y a pas d’oubliettes en littérature.

I wish you beautiful utopias, and courage in the meantime.

Katia Grubisic






 
  Katia Grubisic
(Québec)
   

Ahmad Zeidabadi
(Iran)

 
 

© Photo de J. Parr

Écrivaine québécoise

Katia Grubisic, écrivaine, éditrice et traductrice, a été publiée au Canada et à l'étranger. Son recueil, What if red ran out, (2008) a remporté au Canada le prix Lampert pour le meilleur premier livre. Reconnue tant pour sa poésie que pour sa critique et pour son travail de diffusion littéraire, elle est la nouvelle rédactrice en chef de la revue de poésie Arc.

 

 


Ahmad Zeidabadi, comme une quarantaine d'autres journalistes iraniens, est en détention à la suite de la présidentielle contestée de 2009. Né en 1966, il fut rédacteur en chef du journal Azad, collaborateur du journal Hamshahari, basé à Téhéran, du service en farsi de la BBC et du site d’information en farsi et anglais Rooz. Il est aussi professeur de sciences politiques, il a donné des conférences dans de nombreuses institutions universitaires.

Il a été jugé coupable de conspiration visant à renverser le gouvernement par « une révolution en douceur » Il purge une peine de 6 ans de prison.

En 2010, l’Association mondiale des journaux lui a décerné son prestigieux prix de la Plume d’or de la liberté qui récompense une action exceptionnelle en faveur de la liberté de la presse. Le Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO / Guillermo Cano 2011 lui a récemment été attribué. 

Source : Amnistie internationale