2010 : DÉDICACE de Nicolas Dickner pour Bahman Ahmadi Amoui (Iran)
   


Pour Bahman Ahmadi Amoui,

Qu’il serait simple de se taire quand on nous le demande, de ne parler que lorsqu’on le permet.
Vous n’avez pas suivi le chemin de la simplicité, Bahman. Vous avez exercé votre métier de journaliste avec intégrité, une aspiration périlleuse sous un régime qui n’admet que la docilité.
On vous a emprisonné parce que vous avez osé prendre la parole; et l’on vous a imposé une lourde sentence parce que, même confiné à la prison d’Evin, vous n’avez pas courbé l’échine.
Le respect que j’éprouve pour votre ténacité dépasse les simples mots. Sachez qu’elle ne touche pas seulement vos proches ou vos concitoyens, mais qu’elle rayonne au-delà des frontières iraniennes.

Nicolas Dickner






 
  Nicolas Dickner
(Québec)
   

Bahman Ahmadi Amoui
(Iran)

 
 


Nouvelliste et romancier, Nicolas Dickner complète une maîtrise en littérature québécoise à l’Université Laval, en 1997. Documentaliste au Centre de recherches en littérature québécoise de cette université, il œuvre ensuite comme webmestre à l’Union des écrivaines et des écrivains québécois et conçoit plusieurs sites Web pour d’autres organismes. Il fait de nombreux voyages.

Deux fois boursier du Conseil des arts et des lettres du Québec, il remporte, en 2001, le Prix Adrienne-Choquette et le Prix Jovette Bernier du Salon du livre de Rimouski pour son recueil de nouvelles L’Encyclopédie du petit cercle. En 2006, son roman Nikolski remporte le Prix Anne-Hébert, le Prix des collégiens et le Prix des libraires. En 2007, avec Nikolski, Nicolas Dickner reçoit, à Bordeaux, le Prix printemps des lecteurs qui récompense un jeune auteur « qui n'a pas encore atteint la reconnaissance qu'il mérite ». En 2009, il publiait le roman intitulé Tarmac.

 


Journaliste et écrivain
L’économie politique de la République Islamique et Comment les hommes de la République Islamique deviennent des technocrates, illustrent sa position critique envers la politique économique du Président Ahmadinejad. Son arrestation est survenue le 20 juin 2009 à la suite du mouvement de contestation de la réélection d’Ahmadinejad. Le 4 janvier 2010, il a été condamné à cinq ans pour « association dans l’intention de porter atteinte à la sécurité nationale », à un an pour « propagande contre le régime », un an et trente-deux coups de fouet pour « trouble à l’ordre public » et, enfin, à quatre mois pour « outrage au Président ».