2005 : DÉDICACE DU LIVRE, LA BULLE D'ENCRE
   

À Akbar Ganji,

Vous êtres aujourd'hui entre la vie et la mort à Téhéran. Les vôtres - votre famille, vos proches, vos avocats - ont tous été menacés, brutalisés, saccagés. Malgré cela, le souffle du mot liberté, loin de s'éteindre, se transmet à travers les bâillons et alerte les plus improbables témoins, les rappelant à leur devoir de répondre d'une liberté jamais acquise une fois pour toutes.
Si ce livre, qui tente de raconter aux miens que la liberté est un exercice quotidien de vigilance et de lucidité, vous parvient un jour, veuillez l'accepter comme un hommage à votre courage et à celui de tous les vôtres,

Suzanne Jacob 10 octobre 2005




    Suzanne Jacob     Akbar Ganji
 
 


À la fois par le roman, la poésie, la nouvelle ou l'essai, Suzanne Jacob met en scène les rapports de la conscience individuelle à la loi, cherche où et comment s'inscrit en chacun la possibilité d'être tour à tour victime ou tortionnaire, innocent ou coupable. Humour, ironie, lucidité, révolte et compassion mêlent leur tonalité pour constituer une voix singulière.

Son roman Laura Laur s'est mérité le Prix du Gouverneur général et le Prix Paris-Québec en 1984. En 1997, son essai La bulle d'encre sur la lecture et l'écriture se voyait attribuer le Prix de la revue Études françaises. En 1998, son recueil de poésie La part de feu recevait le Prix du Gouverneur général et le Prix de la Société Radio-Canada.

Source : L'Infocentre littéraire des écrivains - www.litterature.org

Pour en savoir plus

 

 


Akbar Ganji a été jumelé à Pauline Vincent dans l'édition de Livres comme l'Air en 2004. Journaliste et figure emblématique de la dissidence, âgé de quarante-trois ans, Akbar Ganji été accusé d'avoir « participé à un complot contre la sécurité nationale » de « collaboration avec des groupes contre-révolutionnaires », « propagande contre l'État » et « insultes envers l'islam », il a été condamné et incarcéré, où il est maintenu en isolement. Atteint d'asthme aigu, il s'est vu accordé un congé de maladie le 30 mai 2005. À peine sorti, il a de nouveau secoué les tabous en persistant dans son appel au boycott de l'élection présidentielle du 17 juin et en réclamant la libération de ceux que le régime refuse d'appeler prisonniers politiques. Il fut incarcéré de nouveau le 11 juin.

Source : Amnistie internationale