2017 : DÉDICACE de Isabelle Larouche pour Tayseer Salman Al Najjar (Émirats Arabes)
   

 

C’est pour souffler un peu d’espoir à Tayseer Salman Al Najjar, que j’offre ces mots. Des milliers de fils de soie qui m’ont pris plusieurs années à tisser. C’est parce que j’avais besoin de prendre ce temps, pour observer, réfléchir, refléter et percevoir la parcelle d’espoir dans chaque événement, aussi sombre soit-il. Cette histoire que j’ai intitulée Prophéties rassemble des gens de partout. C’est parce que je crois sincèrement que dans la vie, nous sommes tous reliés par des fils invisibles. Qu’il y a quelque chose de plus grand et de plus fort en nous qui nous anime. Comme une sorte de mission. Nous avons tous le devoir de découvrir nos talents, nos passions et de les mettre au profit de l’humanité. Chaque petit geste compte. Nous devons toujours être libres d’agir pour le bien des autres. Les personnages de ce roman se retrouvent aussi dans des conditions difficiles, imbriqués dans un univers qui semble trop souvent se détériorer sous la cupidité et la soif du pouvoir d’une poignée de gens mal intentionnés. Mais comme un phare au-delà d’une mer houleuse, l’espoir est toujours là, pour guider leurs pas. N’oubliez surtout pas, malgré la porte refermée de votre prison, de laisser entrer un peu de magie dans votre vie.

Isabelle Larouche

 





 
  Isabelle Larouche
(Québec)
    Tayseer Salman Al Najjar
(Émirats Arabes)
 
 

© André Morin


Petite, Isabelle Larouche est tombée dans un puits d'histoires. Fervente lectrice, bricoleuse de rêves et fine observatrice, son imagination s'est dotée d'ailes. La créativité est ainsi devenu une source inépuisable de liberté. Puis, la vie l'a fait voyager jusqu'au Nunavik, en Ontario, à Kanehsatakem, où elle a enseigné le français dans plusieurs communautés autochtones. Depuis, elle écrit pour refaire vivre toutes ces histoires récoltées ici et là : les aventures de ses chats Shawinigan et Shipshaw, son aversion pour les lunettes et l'intimidation, sa fascination pour les fées, la magie, le rire, mais aussi ses rencontres avec les Premières Nations. Du nord au sud, d'est en ouest, elle sème cette envie de raconter.

 

 




Originaire de Jordanie, Tayseer Salman Al Najjar est journaliste et poète. Il a déménagé aux Émirats arabes unis en 2015 pour tenir les pages culturelles du journal al Dari. Arrêté fin 2015, il a été accusé d'avoir des liens avec les Frères Musulmans, de collaborer avec le Qatar et d'avoir insulté les Émirats arabes unis. Après plus d'un an en détention, sans procès et sans avocat, il a été condamné pour avoir « porté atteinte à la réputation et au prestige de l'État émirien ». En mars 2017, il a été condamné à trois ans de prison. Il sera expulsé en Jordanie après avoir purgé sa peine.

Source: Amnistie internationale