2013 : DÉDICACE de Jean-Pierre Davidts pour Raif Badawi (Arabie Saoudite)
   

 

For Raif,

It is easy for me to dream up worlds beyond our own, but imagination fails me when I try picturing a world where some people can silence a writer with such ease, simply for daring to express an opinion contrary to their own. Power builds up walls harder to bring down than those made of mere stones or bricks; I wish I could devise a magic formula to help you go through these walls that have gone up between you and your words. Unlike my characters, I cannot bring you through those walls. But I do stand alongside you, as a brother-in-arms, and celebrate the pens each of us wields - just pens, but seen by others as weapons more dangerous than any device man could invent to destroy his fellow humans. To me however, nothing is more destructive than minds too shortsighted to grasp the existence of anything beyond their own, self-styled boundaries. Somewhere deep inside me, a spark of hope glimmers. One day, free spirits will prevail, and obscurantism will be a thing of the past, once and for all. Hope is life. My best to you.

Sincerely,
Jean-Pierre Davidts

 





 
  Jean-Pierre Davidts
(Québec)
    Raif Badawi
(Arabie Saoudite)
 
 

© Patricia Fournelle


Détenteur d'un baccalauréat ès arts et d'un second en microbiologie, Jean-Pierre Davidts a fait de la traduction sa profession. Lecteur invétéré, il ne bifurque sur le chemin de l'écriture qu'en 1994 avec Les Contes du chat gris, qui remporte le prix Monique Corriveau. Auteur d'une trentaine d'ouvrages pour la jeunesse et d'une dizaine de romans, ainsi que du récit Le Petit prince retrouvé, traduit dans une trentaine de langues, il a pour actuel cheval de bataille la série fantastique Les Sept larmes d'Obéron. Ses écrits privilégient l'imagination et l'humour, et il attache une grande importance à la qualité du français dans ses textes.

 

 




Rédacteur et militant en ligne de 26 ans, avec Suad al-Shammari il a co-fondé en 2006 un forum internet qui promeut les débats sur les questions sociales et religieuses; cible de cyber-attaques, piraté, harcelé, il doit fermer le site en 2008. Lors d’une « journée du libéralisme », il organise en mai 2012 une conférence qui est interdite; incarcéré depuis juin 2012, on l’accuse de nuire à la sécurité générale et de ridiculiser des figures religieuses et la police religieuse. Son cas a été renvoyé en décembre 2012 avec le nouveau chef d’accusation d’apostasie, passible de la peine de mort.