2012 : DÉDICACE de Jean Désy à Chen Wei (Chine)
   


Cher Chen Wei,

vous qui avez été emprisonné pour « incitation à la subversion de l’état »,
vous savez bien, et dans votre chair, que la plus essentielle manifestation
qui puisse contrer toute forme de totalitarisme demeure la littérature.
La Parole poétique, même menacée, même séquestrée, même torturée,
constitue le seul maillon fort reliant l’être humain à sa pleine liberté.

Du nord de cette Amérique que j’habite, je vous dis : courage!

Jean Désy, écrivain






 
  Jean Désy
(Québec)
   

Chen Wei
(Chine)

 
 

Photo: © Isabelle Duval

Écrivain québécois
Jean Désy est poète, essayiste et romancier. Né au Saguenay, il a terminé des études de médecine, avant d’entreprendre un doctorat en littérature à l’Université Laval, puis une maîtrise en philosophie, dont le mémoire portait sur le nécessaire irrationnel. Il vogue entre le Sud et le Nord, entre les mondes de la haute montagne et de la toundra, entre l’autochtonie et l’univers de la grande ville, entre l’écriture et l’enseignement, entre la pratique de la médecine et la poésie, entre ses enfants et ses amours, tous éparpillés au gré de leur propre nomadisme.



 

 


Chen Wei est un militant et écrivain d’origine chinoise. Selon Amnistie Internationale, il a été arrêté pour avoir publié en ligne et envoyé des informations à des organismes basés à l’étranger.

Son interpellation a eu lieu en février 2011 lors d’une répression policière visant à empêcher le déroulement de manifestations. Son procès s’est déroulé le 23 décembre 2011 et a duré deux heures devant le tribunal populaire intermédiaire de Suining, dans la province du Sichuan. Le tribunal l’a condamné à neuf ans de prison pour « incitation à la subversion de l’Etat ». Il s’agit de la plus lourde peine prononcée à l’encontre d’un militant pendant la répression « de jasmin ».

C’est sa troisième condamnation à l’emprisonnement. Il avait été condamné pour avoir participé au mouvement pour la démocratie en 1989 et pour avoir rendu hommage aux victimes de la répression du mouvement de 1989.

Source : Amnistie internationale