2008 : Dédicace de François Barcelo pour Aung San Suu Kyi (Myanmar)
   

Aung San Suu Kyi
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Rassurez-vous : vous ne serez jamais un personnage d’un de mes romans. Pour cela, il faudrait que vous soyez affreuse, bête ou méchante, alors que vous êtes un être de beauté, d’intelligence et de générosité.

Et moi, qui ne suis jamais allé en prison sans l’avoir mérité, mais qui ne recevrai jamais le moindre prix Nobel, je ne peux m’empêcher de vous envier, parce qu’un jour, grâce à vous, le peuple du Myanmar sera libre. Ce sera peut-être lui qui, à son tour, vous rendra votre liberté.

En attendant ce jour, vous êtes enfermée. Pas moi. Mais plus j’y pense, plus je me sens enfermé moi aussi.

François Barcelo





    François Barcelo     Daw Aung San Suu Kyi
( Myanmar)
 
 


(Montréal, le 4 décembre 1941) Après avoir obtenu une maîtrise en littérature française à l'Université de Montréal en 1963, François Barcelo enseigne durant un an. Il devient ensuite rédacteur publicitaire au service de plusieurs agences. Vice-président de la Compagnie J. Walter Thompson en 1969, il quitte le poste un an plus tard pour devenir concepteur publicitaire à la pige. En 1988, il prend sa retraite des travaux de publicité et partage son temps entre l'écriture et les voyages, faisant son premier tour du monde en 1990. Outre les nombreux romans pour adultes et les livres pour la jeunesse qu'il a publiés depuis 1981, il est l'auteur de deux recueils de nouvelles. Son roman Cadavres est le premier roman québécois publié dans la Série noire de Gallimard. Jadis passionné de course à pied, il a également conçu et rédigé un recueil d'itinéraires de jogging dans Montréal.

François Barcelo a reçu le deuxième prix du Concours de nouvelles de Radio-Canada pour Le Héros de Bougainville. Il a également remporté le Grand Prix littéraire de la Montérégie pour l'ensemble de son œuvre en 1999. En 2005, le Prix TD de littérature canadienne pour l’enfance et la jeunesse lui a été décerné pour son livre Le Nul et la chipie. En 2007, il est récompensé par le Prix du Gouverneur général, catégorie jeunesse, pour La fatigante et le fainéant. Il a été secrétaire-trésorier de l'Union des écrivaines et des écrivains québécois et membre du conseil d'administration du Salon du livre de Montréal.

Source : www.litterature.org


 


Aung San Suu Kyi est la figure emblématique de l'opposition birmane à la dictature militaire. S ecrétaire générale et cofondatrice du principal parti d’opposition du Myanmar, la Ligue nationale pour la démocratie (NLD) , elle a reçu le prix Nobel de la paix en 1991 pour ses actions non violentes. Le parti d’Aung San Suu Kyi a remporté les élections générales au Myanmar en 1990 mais, placée en résidence surveillée par les autorités militaires, elle n’a pu remplir ses fonctions de dirigeante nationale. Depuis 1989, elle s’est vue imposer de longues phases de détention non officielle, d'assignation à domicile en vertu des lois relatives à la détention administrative et d'entraves à son droit de circuler librement.

Elle a été placée en résidence surveillée pour la première fois en juillet 1989, après la répression brutale des manifestations de 1988. Sa période de détention la plus récente se poursuit depuis le 30 mai 2003, après une attaque violente lancée contre un groupe de membres de la NLD. Une embuscade avait été tendue, de nuit, sur la route empruntée par Aung San Suu Kyi et son entourage. Le convoi a été la cible d’une attaque violente et bien organisée. Quatre personnes au moins ont été tuées. Les blessés ont été extrêmement nombreux. Aung San Suu Kyi et les membres de son escorte sont parvenus à s’enfuir mais, peu de temps après, ils ont été arrêtés et placés en détention secrète. Cette attaque aurait été menée avec la participation d’agents de l’État et d’organisations civiles soutenues par l’État. À ce jour, elle n’a pas fait l’objet d’une enquête indépendante. Après avoir été maintenue au secret dans un camp de l’armée, Aung San Suu Kyi a été transférée dans sa propre maison en septembre 2003, en résidence surveillée. Cette ordonnance a été renouvelée par la suite de manière systématique. Même lorsqu’elle n’était pas officiellement assignée à domicile, Aung San Suu Kyi n’a cessé de subir des limitations de sa liberté de mouvement. Le 27 mai 2008, le Gouvernement du Myanmar a décidé de proroger, pour la sixième année consécutive, la mise en résidence surveillée d’Aung San Suu Kyi.

Sources : Amnistie internationale
Reporters Sans Frontières

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