2018 : DÉDICACE de André Jacob à Amhed Mansoor (ÉMIRATS ARABES UNIS)
   

 

Nous ne sommes pas seuls.

Cette assertion donne tout son sens à la solidarité. Peu importe le pays où nous naissons, nous devions tous et toutes vivre libres et en sécurité. En ce sens, je partage l’histoire de Mamadou et le secret du fer comme un geste très significatif.

Mamadou, jeune esclave sans droits, prisonnier dans une plantation de cacao, cherche une façon de forger une clé, ce simple outil capable de lui ouvrir les portes de la liberté. Il finit par se libérer et entraîne d’autres personnes avec lui dans sa quête de justice, de liberté et de respect des droits de toute personne. Il travaille avec la conviction profonde qu’il importe de poser des gestes pour que droit rime avec liberté.

Monsieur Ahmed Mansoor, vous n’êtes pas seul. J’ajoute ma voix à la vôtre et à celle de milliers de personnes qui clament haut et fort le besoin de vivre libres, et en sécurité.

Avec vous, je forge la clé de votre liberté.

- André Jacob

 





 
  André Jacob
(Québec)
    Ahmed Mansoor
(Émirats arabes unis)
 
 

© François Rivard

Formé en philosophie, travail social et sociologie, André Jacob est professeur associé à l’UQÀM. Il s’intéresse aux droits humains et à l’intégration des immigrants. Écrivain et artiste-peintre, il a publié livres, recueils et articles scientifiques et obtenu plusieurs reconnaissances, notamment le prix Droits et libertés de la Commission des droits de la personne du Québec, le deuxième prix de la Société littéraire de Laval, le Prix d'excellence en relations raciales du Secrétariat d’État au Multiculturalisme, le Prix d’excellence en matière de relations interethniques de la Ville de Montréal/Conseil Hispano-Québécois, et le prix Tamarac de l’Association des bibliothèques de l’Ontario.

 

 



Né en 1970, le blogueur et défenseur des droits humains émirati Ahmed Mansoor a été condamné en mai 2018 à dix ans de prison pour avoir terni « le statut et le prestige » de son pays. Emprisonné en mars 2017, il était accusé de cyber délinquance et d’utiliser les réseaux sociaux afin de « promouvoir un programme sectaire et motivé par la haine » et « publier des informations fausses et trompeuses portant atteinte à l’unité nationale ». Mansoor a beaucoup utilisé son compte Twitter pour attirer l’attention sur les violations des droits humains au Moyen-Orient. Il a reçu le prix Martin Ennals en 2015 pour la défense des droits humains.

Sources :  Amnistie internationale/PEN International