2012 : DÉDICACE de Normand De Bellefeuille pour Ales Byalyatski (République du Belarus)
   

 

Pour Ales, ami inconnu, lointain et pourtant si près,

Il arrive, même à celles et ceux qui, dit-on, en font métier, que les mots manquent, échappent, se dérobent. Alors il ne nous reste plus qu’à témoigner notre affection et notre indéfectible solidarité. Trop d’écrivains, aujourd’hui, oublient qu’ils devraient être aussi, et peut-être avant tout, des citoyens à part entière, donc engagés, lucides et « présents » sur la place publique. VOUS l’avez compris… et vous écopez… Mes pensées les plus solidaires et fraternelles vous accompagnent !

Normand de Bellefeuille, ami inconnu et pourtant tout près.





 
  Normand de Bellefeuille
(Québec)
    Ales Byalyatski
(République du Belarus)
 
 

Photo: © Claude Antar

Normand de Bellefeuille est poète, nouvellier, essayiste et romancier. Il a obtenu le prix émile-Nelligan, le prix de la Fondation des Forges, le prix de la nouvelle Adrienne-Choquette et le prix de la nouvelle de Radio-Canada, les prix de poésie Alain-Grandbois de l’Académie des Lettres du Québec et du Gouverneur général du Canada en 2000. En 2009, il a publié Mon nom, Chroniques de l'effroi I; en 2010, un roman, Un poker à Lascaux; en 2011, Mon visage, Chroniques de l’effroi II. Critique, professeur, animateur de revues culturelles, il a oeuvré pendant treize ans chez Québec Amérique, puis aux éditions de la Bagnole. Il est présentement directeur littéraire pour les éditions Druide.

 


Ales Byalyatski
est écrivain et un activiste et chef du centre de droits humains le Vyasna (Printemps) en Biélorussie. Il est l'un des membres fondateurs de l'association littéraire biélorusse Tutejshyja; il a dirigé le Musée littéraire Maxim Bahdanovich.

Activiste des droits humains, il a été condamné à 4 ans et demi de prison le 24 novembre 2011 pour fraudes fiscales. Il avait en effet été arrêté le 4 août 2011 pour usage déclaré de comptes personnels en Lituanie et en Pologne afin de recevoir des fonds provenant de donneurs internationaux voulant aider les activités de droits humains du Vyasna. Ce centre avait fait campagne pour de nombreux activistes d'opposition persécutés par le gouvernement du Président Alexsander Lukashenko. Le régime avait retiré son enregistrement officiel au Vyasna, le mettant dans une situation précaire pour son financement et ses levées de fonds en Biélorussie.

Source : Amnistie internationale