2015 : DÉDICACE du livre de Anne-Marie Sicotte pour Mostafa Azizi (Iran)
   

 

Je n’ai pu trouver mieux, pour exprimer ce qui me paraît difficilement exprimable, que ce poème de ma mère, qui est la «Évelyne» du roman que je vous offre.
pèlerinage
le vent la tempête
me perdre dans ce vent
qui foudroie cette tempête

laisser le sentier de sable
suivre la route neuve et dure
la route que la caravane n’a pas pu trouver

être libre
avec mon compas partir
à travers les colliers qui crient
dans la nuit
les serpents qui se roulent
de plaisir
les cactus jaunes de peur

marcher dans mes pas
renversés
pour les anéantir

Sylvie Sicotte, Pour appartenir, 1968

 






 
  Anne-Marie Sicotte
(Québec)

   

Mostafa Azizi
(Iran)

 
 

© Mathieu Rivard


Lorsque la saga historique Les Accoucheuses l’a révélée au grand public, Anne-Marie Sicotte avait déjà une feuille de route impressionnante : deux romans, autant de monumentales biographies – Gratien Gélinas et Marie Gérin-Lajoie – ainsi que plusieurs études historiques en forme d’albums illustrés. Écrivaine passionnée par le Québec d’antan, elle signe actuellement une série romanesque, deux cycles intitulés Le pays insoumis et Les tuques bleues, qui constitue une plongée au cœur de l’épopée des insurrections patriotes de 1837 et 1838. Détentrice d’un baccalauréat en histoire et en anthropologie, Anne-Marie Sicotte est directrice des Productions Gratien Gélinas et présidente des Productions Langues pendues.

 

 

L'écrivain et ancien président de la représentation iranienne de l’Association internationale du film d’animation, Mostafa Azizi, résident permanent au Canada, a été condamné à huit ans d'emprisonnement à la prison d'Evin depuis le 1er février 2015 suite à un procès inique. Il a été condamné pour des accusations vagues et excessivement larges liées à la sécurité nationale pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression, notamment à travers des publications sur Facebook. Il souffre de nombreux problèmes de santé et les conditions de détention très sévères à la prison d'Evin sont inadaptées.

(Amnistie internationale et PEN International)