2011 : DÉDICACE de Stéphanie Paquin pour Dhonkho (Tibet)
   



Cher Dhonkho,

Je vous offre le récit biographique intitulé La fugitive du Libéria pour témoigner ma solidarité avec vous et votre peuple, qui subissez tant d'épreuves depuis si longtemps. J'admire vos textes qui traduisent votre courage et donnent espoir à tous ceux qui souffrent: chaque mot est une étoile brillante indispensable à la vie; chaque phrase encourage cette vie, comme le système solaire  retient les planètes en orbite; chaque texte ressemble à la Voie Lactée, pouponnière d'étoiles; l'ensemble de votre oeuvre crée un univers de justice dans lequel tout être vivant voudrait respirer et se développer.

Avec toute mon admiration,

Stéphanie

 




 
  Stéphanie Paquin
(Québec)
    Dhonkho
(Tibet)
 
 


Stéphanie Paquin, étudiante en santé mentale et en psychanalyse, elle habite à Rimouski. Auteure jeunesse, elle a deux spécialités : la science-fiction et le fantastique. Son sixième roman traite cependant de la guerre civile du Libéria. Elle a entrepris sa carrière de romancière en 1995, suite à un accident d'automobil dont les séquelles lui on donné le désir d'écrire des romans d'évasion pour les jeunes et faire connaître les injustices d'une guerre civile.

 

 


Dhonkho (l'indompté), 33 ans, est écrivain et poète. Il a reçu divers prix littéraires et est journaliste dans le Sechouan. Il a publié dans le journal La Montagne des Neiges de l'Est des textes en tibétain sur la répression de 2008, traduits au chinois et distribués dans les provinces du nord avant que l'état n'en saisisse la plupart des copies. Il a été éditeur du journal le Soi moderne. À l'été 2010 il a été arrêté avec deux compagnons (Bouddha, le destitué et Garmi, le forgeron). Selon l'acte d'accusation, l'état a cru percevoir dans l'ensemble de leurs œuvres une incitation à l’autonomie politique en même temps qu'un appel au respect des droits humains. Après qu'on leur eut refusé toute consultation avec l'avocat de leur choix, ils ont été condamnés dans le cadre d'un procès sommaire à 3 ans de détention pour Garmi et à 4 ans pour Bouddha et Dhonkho.

Source : P.E.N. international