2004 : DÉDICACE DU LIVRE SMILEY
   

Pour Hafnaoui Ghoul,

Tous les hommes ont droit et aspirent à la liberté.

Voici l'histoire noire, amorale et américaine
d'un homme qui rêvait d'être libre.

Il le deviendra... et en paiera le prix.

Avec mes pensées solidaires,

Michel Désautels Montréal, le 28 octobre 2004




    Michel Désautels     Hafnaoui Ghoul (Algérie)
 
 


Michel Désautels entre à Radio-Canada en 1972. Pendant quatre ans, il sera journaliste, animateur et réalisateur d'émissions d'information à CJBC Toronto.

À l'automne 1977, il devient l'animateur des émissions spéciales du service des nouvelles du réseau français de Radio-Canada. Il occupe ce poste pendant cinq ans. Il quitte ensuite l'information nationale et internationale pour prendre la barre du grand magazine d'après-midi à CBF, Montréal-Express qu'il anime encore actuellement. Un passage de deux saisons à l'émission Ici comme ailleurs lui permet d'aborder aussi des dossiers sociaux et culturels. Il a également animé sur la Première Chaîne les magazines Zap Radio et Les jeux sont faits. Cette dernière émission lui a permis de poursuivre l'exploration du monde du sport, déjà bien amorcée avec la couverture des Jeux olympiques de Séoul, Atlanta et Nagano et autres Jeux du Commonwealth et de la Francophonie.

À la télévision de Radio-Canada, Michel Désautels a présenté La Course destination monde pendant trois saisons et animé Studio libre, une quotidienne culturelle d'une heure. On a aussi pu le voir à TV5 et à Télé-Québec.

L'Office de la langue française et la Fédération professionnelle des journalistes du Québec lui ont attribué en 1998 le Mérite du français dans les communications.

Michel Desautels a remporté, en 1998, le prix Robert Cliche du premier roman pour Smiley.

 

 


Le journaliste Hafnaoui Ghoul est correspondant du quotidien El-Youm, à Djelfa (270 km au sud d'Alger). Défenseur des droits de l'homme, il est incarcéré depuis mai 2004 pour avoir critiqué des élus locaux.

Il a été condamné par le tribunal de la ville alors qu'il est sous les verrous. Il a été reconnu coupable d'avoir fait parvenir une lettre à sa fille, depuis sa prison, sans respecter les voies réglementaires. Le procès s'est déroulé en l'absence des avocats du journaliste, dans le cadre d'une procédure rapide de flagrant délit. L'un des avocats de Hafnaoui Ghoul, Me Ahmin, joint au téléphone par Reporters sans frontières, a indiqué qu'il comptait faire appel de cette décision.

Un autre procès en appel, le 11 juillet dernier, avait déjà vu s'alourdir les peines prononcées en première instance à l'encontre d' Hafnoui Ghoul. Sa condamnation initiale, à deux mois de prison et à une amende de 300 000 dinars (environ 5000 dollars) pour « outrage et diffamation » avait été portée à trois mois d'emprisonnement. Le préfet de Djelfa et ses proches collaborateurs s'étaient sentis diffamés dans une interview d'Hafnaoui Ghoul, publiée le 17 mai dernier dans les colonnes du Soir d'Algérie. Le journaliste y évoquait notamment la corruption des milieux politiques locaux, la mauvaise gestion des biens publics et la situation catastrophique du secteur sanitaire dans la région.

Hafnaoui Ghoul a fait une grève de la faim, du 9 au 25 août 2004, pour protester contre le harcèlement judiciaire dont il est victime. Très affaibli physiquement aussi bien que moralement, il a stoppé sa grève sur les conseils du médecin pénitentiaire qui suivait quotidiennement l'évolution de sa santé.

Évoquant le sort de son client, Me Ahmin a déclaré au journal Al Watan que « Hafnaoui est convaincu, et nous aussi, qu'il est ciblé. Il fallait le mettre en prison et ses écrits ont été l'occasion à ne pas rater. »

Source : Reporters sans frontières